Un salon de jardin en palettes fait maison, sa tenue après deux étés dehors

septembre 20, 2026

Un salon de jardin en palettes fait maison, sa tenue après deux étés dehors

Le salon de jardin en palettes a craqué sous ma main quand j’ai posé mon poids dessus, un matin de mai 2021, avec l’herbe encore humide. J’ai installé deux versions identiques, puis j’ai noté chaque détail en regardant le dessous après les pluies, avec un humidimètre et une lampe de poche. J’avais acheté la visserie complémentaire chez Castorama, et, basé dans la région de Poitiers, j’ai gardé l’œil sur les fixations, les chants et l’odeur du bois.

Comment j’ai monté et suivi mes deux salons dans le jardin

Je suis parti de deux palettes Europe bien sèches, que j’ai poncées juste assez pour casser les arêtes. J’ai vissé les deux structures avec des vis à bois, puis j’ai installé l’une directement sur l’herbe humide et l’autre sur des cales de bois. Le jardin était plein sud, donc j’avais déjà en tête le soleil qui tape et la pluie qui sèche vite.

J’ai suivi les deux salons toutes les deux semaines pendant la belle saison, puis à chaque changement de saison. Je notais l’état visuel, l’humidité du bois, la moindre trace de moisissure et le serrage des fixations. Avec mes deux enfants de 7 et 10 ans, je n’écrivais pas toujours mes notes au calme, alors je revenais le soir pour compléter ce que j’avais vu.

Je voulais vérifier trois choses très simples : l’effet de l’aération sous la structure, la tenue des vis et la façon dont les planches se déformaient. Je regardais aussi le confort quand mes enfants montaient dessus, parce que le salon devait rester stable en usage réel. J’ai appris à regarder le dessous avant de me laisser tromper par le dessus.

Deux étés plus tard, ce que j’ai vu et mesuré sur le salon posé à même l’herbe

Au bout de deux étés dehors, le bois du salon posé à même l’herbe était devenu gris et sec au toucher. Après une pluie suivie d’un séchage rapide, la surface devenait poilue sous mes doigts, et je voyais des traces noires sous la structure. Au soleil, la teinte devenait plus légère, presque délavée, et le léger vrillage faisait glisser les coussins.

J’ai mesuré un tiers environ puis un tiers environ d’humidité sous l’assise, alors que le dessus me donnait une petite part un jour et une petite part un autre. J’ai aussi vu une rouille de surface sur plusieurs têtes de vis, avec des auréoles sombres autour des points de vissage. Les bouts de planches montraient des fentes fines et longues, toujours dans le sens du fil du bois.

L’usage m’a paru moins franc, surtout le matin. Je sentais l’assise plus froide, un peu humide, et mes coussins restaient marqués dessous après une nuit chargée. Quand je m’asseyais, les lattes craquaient légèrement, et les accoudoirs donnaient une impression plus fragile. Pas terrible. Vraiment pas terrible.

Je me suis retrouvé avec des palettes pas assez sèches au départ, et j’ai vu du jeu dans les assemblages dès la première saison. J’avais aussi négligé les chants et les coupes, alors l’eau entrait par là en premier, puis les fibres gonflaient et s’ouvraient. Une seule couche de produit de finition avait tenu un moment, puis la surface redevenait sèche et râpeuse. En plus, j’avais vissé trop près du bord sur deux lattes, et la tête d’une vis a fini par ressortir un peu. Je n’ai pas reponcé entre les deux saisons, donc les fibres relevées ont gardé une prise rêche et le produit a pénétré moins bien.

Ce que le salon surélevé m’a appris sur l’importance de l’aération

Sur le salon surélevé, le grisaillement était plus uniforme, et je n’ai pas vu de taches noires sous la structure. J’ai mesuré une petite part puis une petite part d’humidité sous le meuble, et le bois restait plus sec au toucher après la pluie. J’ai gardé moins d’échardes, et je n’ai observé aucune déformation visible sur l’ensemble.

Les fixations avaient juste un voile de rouille, sans auréole sombre autour des têtes de vis. Je n’ai pas relevé de fentes de retrait marquées, et les planches n’avaient pas pris ce léger vrillage qui me gênait sur l’autre salon. Là, le ponçage initial avait bien aidé, parce que les fibres relevées restaient limitées au fil des saisons.

Je me suis senti plus tranquille quand je me suis assis après une journée de pluie. L’assise restait rigide, mais elle ne m’a pas donné cette sensation froide et humide que j’avais sur le salon posé à même le sol. J’ai été convaincu par le silence du bois, parce qu’aucun craquement ne venait casser le moment.

J’ai ajouté des cales supplémentaires pour mieux répartir la charge, puis j’ai nettoyé le dessous à chaque fin de saison. J’ai aussi passé une couche d’huile bois avant l’hiver, et j’ai bouché les extrémités les plus exposées avec plus de produit. Le dessous a mieux séché, et je n’ai plus vu ces petites plaques verdâtres dans les zones ombragées en permanence.

Le jour où j’ai compris que poser le salon à même le sol, c’était une erreur

Au nettoyage de fin de saison, j’ai soulevé un coussin et j’ai vu d’un coup la différence entre le dessus grisé et le dessous noirci. L’herbe avait gardé l’humidité, la face inférieure était froide, et l’odeur de moisi m’a sauté au nez. Après une grosse pluie puis un vrai soleil, le bois semblait sec en surface, mais je sentais encore l’humidité en dessous.

Je suis rentré dans la maison avec l’idée que je m’étais trompé sur la pose, pas sur la matière. Je me suis dit que le problème venait moins du salon en lui-même que de mon montage initial, et ça m’a agacé, franchement. J’ai compris, un peu tard je l’avoue, que l’aération faisait toute la différence sur ce genre de meuble.

J’ai hésité à démonter une partie du meuble, puis j’ai laissé tomber ce soir-là parce que mes deux enfants réclamaient déjà le jardin et que je n’avais pas la tête à tout reboulonner. Déplacer l’ensemble aurait pris trop de temps pour mon rythme de famille, entre le dîner et les devoirs. Je me suis contenté de noter le problème et de préparer une reprise plus tard.

Mon verdict après deux étés dehors, avec qui et comment je recommande ce type de salon

Dans mon test, le salon posé sur cales a gardé un dessous plus sec, avec une petite part puis une petite part d’humidité. Celui posé sur l’herbe est monté à un tiers environ puis un tiers environ, et j’ai vu la différence sur les vis, sur les fentes et sur le confort. Le salon en palettes tient donc après deux étés, mais seulement si les palettes sont sèches et bien vissées dès le départ.

Mon test reste limité à un jardin plein sud, à un climat tempéré, et à des palettes que j’avais pu choisir sèches au départ. Je n’ai pas essayé un bois traité, ni un salon sous abri, alors je ne tire pas une règle générale de ce que j’ai vu. En revanche, j’ai appris qu’un simple manque d’aération change vite la tenue du dessous, même quand le dessus paraît encore correct.

Pour quelqu’un qui accepte de poncer léger, de refaire une couche de protection et de remplacer une latte fatiguée, ce type de salon m’a paru valable. Pour mes deux enfants de 7 et 10 ans, je garde aussi l’idée de bords moins agressifs et de fixations surveillées, parce que le bois dehors ne pardonne pas les raccourcis. Quand le doute touche la structure, je laisse la main à un menuisier, et je ne vais pas plus loin.

Au final, j’ai retenu une chose simple : la surélévation change vraiment la durée de vie du dessous, et le sol humide reste le pire voisin d’un salon en palettes. Si je refais ce montage, je le reprends comme j’ai fait pour la version sur cales, avec plus de soin sur les chants et les extrémités. Chez Brico Dépôt comme chez Castorama, j’ai compris que le bon achat ne compense jamais un mauvais appui, et mon verdict reste clair : la pose sur cales tient mieux, la pose à même l’herbe m’a servi de leçon.

Julien Lambert

Julien Lambert publie sur le magazine Vincennes Vert des contenus consacrés à l’aménagement extérieur, au jardin et aux pratiques paysagères. Il traite des sujets liés aux plantations, au choix des végétaux, à l’entretien raisonné et à l’organisation d’un espace extérieur avec une approche claire, structurée et concrète.

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